ANKH
Le nom de la croix ansée Egyptienne, Ankh, symbolisant la vie éternelle, et dont le hiéroglyphe signifie "Vie", se décompose ainsi en sumérien :
AN : ciel, paradis
KI : terre, lieu, endroit
AN - KI : "le ciel sur la terre" ou "le paradis sur terre"
J'en déduis que la vie c'est, ou plutôt ce devrait être, le paradis sur Terre !
La croix ansée est le symbole de cet idéal, de ce que devrait être la Vie sur
Terre. Peut être en montre t-elle le chemin par son symbolisme, sensée représenter la vie après la mort. Et si nous mourrions consciemment à nos désirs vains, et nos illusions, comme l'enseigne Krishnamurti, n'atteindrions nous pas un certain état qui n'a pas besoin de la mort physique pour se réaliser ? On pourrait alors parler de Vie après la "mort", de "paradis sur Terre" relativement à un observateur, inspirant alors indirectement tous les autres.
Si on observe la croix ansée, on remarque qu'elle est formée du symbole TAU surmonté
d'une anse. TAU décomposé avec les syllabes sumériennes donne :
TA : nature, caractère
U(4), UD : soleil, lumière
TA - U : "de nature lumineuse"
La anse surmontant le TAU représenterait un utérus, le principe féminin, mais ne
pourrait-elle pas aussi représenter le soleil, principe masculin. Sans doute y voit t-on son propre reflet,aussi bien masculin que féminin. D'ailleurs dans l'Egypte antique, les miroirs étaient souvent fait en forme d'Ankh...
On peut voir dans l'Anse un principe androgyne vital, un Oeuf surgissant du TAU,
celui-ci étant formé d'une barre verticale représentant le principe masculin, et d'une
barre horizontale représentant le principe féminin...!
L'Ankh illustre symboliquement le résultat de l'union du principe masculin et du principe féminin : la lumière de Vie.
Voici une pièce trouvée à Montségur, la "Mecque" cathare :

Cet emblème ressemble beaucoup à l'Ankh...! Il semble montrer un homme ouvrant les bras : il symbolise la vie. La croix de l'orthodoxie chrétienne est un symbole en complète contradiction avec cette représentation puisqu'il représente au contraire un instrument de torture et de mort.

Commentaires
Ambre le 14/07/2009 à 17:43:32
Bonjour Curtis et merci de ton invitation,
pour suivre sur tes pistes je te propose ceci pour réflexion:
Dans l'Egypte ancienne, le signe D, ANKH, à un autre niveau d'interprétation, symbolise l'être humain en son intégrité sociale, spirituelle et cosmique : l'anse représente la tête (Raison) ; la barre, les bras (lien entre Ciel et Terre) ; le trait vertical, le corps de l'homme entre Ciel et Terre. Ce qui signifie que l'être humain est intrinsèquement lié à tout le Réel et qu'il n'est qu'une vibration vivante et intelligente du cosmos primitif.
L'ANKH, symbole puissant s'il en est, noue par conséquent l'homme à la terre, au ciel, au système solaire, au cosmos tout entier. La vie humaine fait partie - est une partie - de l'ensemble des manifestations passées, présentes et futures, de l'Univers changeant, et pourtant toujours le même en son immensité infinie.
www.ankhonline.com/civilisations_africaines.htm
Etude sur l'identification du signe ankh, lié à la notion de vie ...
Michèle Broze
Le signe Ankh en hiéroglyphe et sa translitération
Noeud magique, étui pénien, courroie de sandale ... ou vertèbre de taureau:
Que représente le signe hiéroglyphique de la vie ?
Il est paradoxal que le signe hiéroglyphique le plus connu, celui qui signifie la vie, vivre, semble échapper à une identification matérielle qui fasse l'unanimité chez les égyptologues. L'excellente grammaire publiée récemment par Jean Winand et Michel Malaise (Grammaire raisonnée de l'égyptien classique, Liège, 1999) mentionne pour le signe : noeud magique ou étui phallique, avec un point d'interrogation. James P. Allen, dans son récent ouvrage Middle Egyptian. An Introduction to the Language and Culture of Hieroglyphs (Cambridge, 2000), identifie le signe comme une courroie de sandale.
Pourtant, dès 1982, la revue Anthropological Linguistics publiait une nouvelle hypothèse d'identification pour ce signe omniprésent dans les textes égyptiens (Egyptian beliefs about the bull's spine: an anatomical origin for ankh, Calvin W. Schwabe, Joyce Adams and Carleton T. Hodge, Anthropological Linguistics, volume 24, Number 1, Spring 1982, p. 445-479). Malheureusement, cet article n'a pas atteint comme il le méritait le monde égyptologique dans son ensemble.
C'est pourquoi il m'a paru utile d'en citer ici les références et de donner plus de diffusion à cette interprétation, qui se fonde sur des données égyptiennes et intègre les recherches d'égyptologues comme Jean Yoyotte ou John Baines.
Les auteurs rassemblent d'abord une série de documents montrant l'importance de la colonne vertébrale comme siège du sperme et de la vie pour les Egyptiens, et sa récurrence dans les textes et l'iconographie qui touchent à la renaissance du défunt. On se souvient notamment qu'à la douxième heure de l'Amdouat, le soleil et sa suite passent par la colonne vertébrale d'un grand serpent pour y trouver le rajeunissement. Ce serpent se nomme "le k3 de celui qui fait vivre (ankh) les dieux"
La 12 heure
Ils comparent ensuite les caractéristiques formelles du signe ankh avec celle des vertèbres animales et proposent de l'identifier à une stylisation d'une vertèbre de taureau. Ils supposent, pour expliquer la forme du signe, que le canal de la vertèbre, qui servait peut-être d'objet rituel, était élargi.
Fondée sur de solides arguments anatomiques et sur les documents égyptiens, l'hypothèse proposée par les auteurs de l'article nous a peut-être enfin donné une solution à cette irritante question.
J'espère par cette note la faire connaître et la soumettre à la réflexion.
A lire :
•Pour le rôle du sperme dans la pensée égyptienne, on lira aussi l'article de Jean Yoyotte, Les os et la semence masculine. À propos d'une théorie physiologique égyptienne, BIFAO 61 (1962), p. 139-146.
•Pour l'association du signe ankh avec la sexualité et le pouvoir créateur, on verra l'étude de John Baines, Ankh-sign, belt and penis sheath, ZAK 3, p. 1-www.egyptologica.be/egyptologie/ankh.htm
•voir:wikipedia.org/wiki/%C3%82nkh
www.ankhonline.com/sciences_exactes_methodes_datations.htm
membres.lycos.fr/cirem/macon/ankh.htm
•
[size=9]ANKH, la clé de vie
[/size]On se perd en conjecture sur l'origine de Ankh. On lui attribue la forme d'un miroir, d'une boucle de mocassin, ou d'un utérus stylisé, on le compare également à des vertèbres animales.
Ankh a aussi comme nom : la clef du Nil, elle représente la dualité de l 'Egypte. La partie arrondie représente le Delta de la Basse Egypte et la partie longue symbolise le Nil de la Haute Egypte.
Il était souvent porté par les divinités ou par les gens dans les processions funéraires, ou offert au roi en tant que souffle de vie. Les dieux pouvaient le tenir par la boucle, ou en porter un dans chaque main, les bras croisés sur la poitrine.Symbole d'immortalité (rois, dieux), il est la clé ouvrant la porte du monde de l'éternité (défunts) et fermant le monde des mystères aux profanes.
Le signe est aussi utilisé pour représenter la notion de serment, car donner sa parole, c'est engager sa vie et trahir sa parole, c'est perdre la vie. La croix Ankh incarne donc la notion de souffle vital. C’est pourquoi les divinités la tiennent dans leur main : elles sont les seules à détenir le pouvoir de donner ou de reprendre la vie.
Lorsqu’un dieu mettait l’anse de la clef sous le nez d’un pharaon, cela signifiait qu’il lui donnait le souffle de la vie.
Les morts la gardaient dans la main pendant la pesée de leur cœur, la plume de la justice de Maât étant sur l'autre plateau, ce jugement permettant d'accéder à la vie éternelle.
Appelée également crux ansata (croix ansée), l'ankh a été adoptée par les Coptes, associée au symbolisme chrétien, mais à l'origine, il ne s'agit pas d'une croix.
www.philae-technologies.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=84&limit=1&limitstart=3
à bien tôt
Ambre
Commentaires
Ambre le 14/07/2009 à 17:43:32Bonjour Curtis et merci de ton invitation,
pour suivre sur tes pistes je te propose ceci pour réflexion:
Dans l'Egypte ancienne, le signe D, ANKH, à un autre niveau d'interprétation, symbolise l'être humain en son intégrité sociale, spirituelle et cosmique : l'anse représente la tête (Raison) ; la barre, les bras (lien entre Ciel et Terre) ; le trait vertical, le corps de l'homme entre Ciel et Terre. Ce qui signifie que l'être humain est intrinsèquement lié à tout le Réel et qu'il n'est qu'une vibration vivante et intelligente du cosmos primitif.
L'ANKH, symbole puissant s'il en est, noue par conséquent l'homme à la terre, au ciel, au système solaire, au cosmos tout entier. La vie humaine fait partie - est une partie - de l'ensemble des manifestations passées, présentes et futures, de l'Univers changeant, et pourtant toujours le même en son immensité infinie.
www.ankhonline.com/civilisations_africaines.htm
Etude sur l'identification du signe ankh, lié à la notion de vie ...
Michèle Broze
Le signe Ankh en hiéroglyphe et sa translitération
Noeud magique, étui pénien, courroie de sandale ... ou vertèbre de taureau:
Que représente le signe hiéroglyphique de la vie ?
Il est paradoxal que le signe hiéroglyphique le plus connu, celui qui signifie la vie, vivre, semble échapper à une identification matérielle qui fasse l'unanimité chez les égyptologues. L'excellente grammaire publiée récemment par Jean Winand et Michel Malaise (Grammaire raisonnée de l'égyptien classique, Liège, 1999) mentionne pour le signe : noeud magique ou étui phallique, avec un point d'interrogation. James P. Allen, dans son récent ouvrage Middle Egyptian. An Introduction to the Language and Culture of Hieroglyphs (Cambridge, 2000), identifie le signe comme une courroie de sandale.
Pourtant, dès 1982, la revue Anthropological Linguistics publiait une nouvelle hypothèse d'identification pour ce signe omniprésent dans les textes égyptiens (Egyptian beliefs about the bull's spine: an anatomical origin for ankh, Calvin W. Schwabe, Joyce Adams and Carleton T. Hodge, Anthropological Linguistics, volume 24, Number 1, Spring 1982, p. 445-479). Malheureusement, cet article n'a pas atteint comme il le méritait le monde égyptologique dans son ensemble.
C'est pourquoi il m'a paru utile d'en citer ici les références et de donner plus de diffusion à cette interprétation, qui se fonde sur des données égyptiennes et intègre les recherches d'égyptologues comme Jean Yoyotte ou John Baines.
Les auteurs rassemblent d'abord une série de documents montrant l'importance de la colonne vertébrale comme siège du sperme et de la vie pour les Egyptiens, et sa récurrence dans les textes et l'iconographie qui touchent à la renaissance du défunt. On se souvient notamment qu'à la douxième heure de l'Amdouat, le soleil et sa suite passent par la colonne vertébrale d'un grand serpent pour y trouver le rajeunissement. Ce serpent se nomme "le k3 de celui qui fait vivre (ankh) les dieux"
La 12 heure
Ils comparent ensuite les caractéristiques formelles du signe ankh avec celle des vertèbres animales et proposent de l'identifier à une stylisation d'une vertèbre de taureau. Ils supposent, pour expliquer la forme du signe, que le canal de la vertèbre, qui servait peut-être d'objet rituel, était élargi.
Fondée sur de solides arguments anatomiques et sur les documents égyptiens, l'hypothèse proposée par les auteurs de l'article nous a peut-être enfin donné une solution à cette irritante question.
J'espère par cette note la faire connaître et la soumettre à la réflexion.
A lire :
•Pour le rôle du sperme dans la pensée égyptienne, on lira aussi l'article de Jean Yoyotte, Les os et la semence masculine. À propos d'une théorie physiologique égyptienne, BIFAO 61 (1962), p. 139-146.
•Pour l'association du signe ankh avec la sexualité et le pouvoir créateur, on verra l'étude de John Baines, Ankh-sign, belt and penis sheath, ZAK 3, p. 1-www.egyptologica.be/egyptologie/ankh.htm
•voir:wikipedia.org/wiki/%C3%82nkh
www.ankhonline.com/sciences_exactes_methodes_datations.htm
membres.lycos.fr/cirem/macon/ankh.htm
•
[size=9]ANKH, la clé de vie
[/size]On se perd en conjecture sur l'origine de Ankh. On lui attribue la forme d'un miroir, d'une boucle de mocassin, ou d'un utérus stylisé, on le compare également à des vertèbres animales.
Ankh a aussi comme nom : la clef du Nil, elle représente la dualité de l 'Egypte. La partie arrondie représente le Delta de la Basse Egypte et la partie longue symbolise le Nil de la Haute Egypte.
Il était souvent porté par les divinités ou par les gens dans les processions funéraires, ou offert au roi en tant que souffle de vie. Les dieux pouvaient le tenir par la boucle, ou en porter un dans chaque main, les bras croisés sur la poitrine.Symbole d'immortalité (rois, dieux), il est la clé ouvrant la porte du monde de l'éternité (défunts) et fermant le monde des mystères aux profanes.
Le signe est aussi utilisé pour représenter la notion de serment, car donner sa parole, c'est engager sa vie et trahir sa parole, c'est perdre la vie. La croix Ankh incarne donc la notion de souffle vital. C’est pourquoi les divinités la tiennent dans leur main : elles sont les seules à détenir le pouvoir de donner ou de reprendre la vie.
Lorsqu’un dieu mettait l’anse de la clef sous le nez d’un pharaon, cela signifiait qu’il lui donnait le souffle de la vie.
Les morts la gardaient dans la main pendant la pesée de leur cœur, la plume de la justice de Maât étant sur l'autre plateau, ce jugement permettant d'accéder à la vie éternelle.
Appelée également crux ansata (croix ansée), l'ankh a été adoptée par les Coptes, associée au symbolisme chrétien, mais à l'origine, il ne s'agit pas d'une croix.
www.philae-technologies.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=84&limit=1&limitstart=3
à bien tôt
Ambre