Une autre histoire, sur la piste des Dieux

Une autre histoire, sur la piste des Dieux

Nibelungen, entre histoire et légende


La légende des Nibelungen 1/8 par alcyon12

 

 

Où est la frontière entre l'histoire et la légende ?

 

Sans doute là même où commencent les limites établies consensuellement par la société. Les bulles sociétales et individuelles sont des égrégores mentaux qui s'étendent avec l'imagination. Celle-ci peut construire un pont entre un monde et un autre encore inconnu. Les liens qui unissent un bord à l'autre sont dans la tangibilité des faits et des histoires convenues, aussi minces soient-ils. Le vide en dessous est plein des croyances, idéalismes, fantasmes et désirs inaboutis, qui n'ont pas trouvé de liens avec un présent convenu auquel se raccrocher. Aussi les fous et les idéalistes n'ont-ils pas peur du vide; par inconscience ou déraison, qui peut en juger ?

 

Qui peut juger de la véracité d'une légende avant qu'un pont daigne la rejoindre par la tangibilité de ses liens à l'histoire du temps présent ? Chacun est l'artisan d'un ou plusieurs ponts s'il se croit assez libre de le faire, par chacun de ses petits affranchissements à ses conditionnements mentaux. Mais histoire et légende peuvent-elles vraiment se rejoignent puisque l'existence de l'une annule toujours celle de l'autre ? Dès que l'histoire se perd dans l'oubli et les confusions, la légende commence. Au contraire, dès q'une légende disparaît, elle peut trouver une place dans les livres d'histoire. 

L'histoire et la légende sont antinomyques : c'est soit l'une soit l'autre pour un référentiel donné. Le pont grandit dans la recherche mais n'atteint jamais l'autre rive car la bulle grandit avec lui. Bulle mentale.

 

L'ultime affranchissement se trouve dans le saut vertical du monde mental au monde supra-mental, non conditionné par les liens et les attaches d'un temps linéaire à un autre, d'une limite à une autre. Le supra-mental n'a pas à gérer les dimensions de l'espace-temps. Il se trouve dans la Réalité interdimensionnelle, où histoires et légendes se côtoient sans tabou puisque l'énigme est résolu : le temps et son esclave, le mental, ne les séparent plus. Par conséquent ni l'une ni l'autre n'existe puisque qu'elles existent alors toutes les deux dans la Réalité...

 

La frontière est dans le mental, sablier des écoulements de temps. Le temps : illusoire et infiniment élastique, Kronos est son maître. Il est le Nemrod domptant et chevauchant les courbes de ses échevauds plus ou moins rapides.

Le véritable affranchissement est dans le saut quantique au-dessus de la corde du temps délimitant un espace plus ou moins étendu.



14/12/2011
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